jeudi 27 décembre 2007
Titre de psychothérapeute - décrets d'application de l'article 52
Selon des sources convergentes, il semble que la rédaction des décrets d'application de l'article 52 concernant l'usage du titre de psychothérapeute soit en cours et que l'on s'acheminerait vers une signature de ces décrets en janvier 2008.
voir par exemple:
http://www.lta.frdm.fr/20071227-Liberation-L-article-52-applique-en-janvier-2008-112
Cette loi et ses conditions d'applications ont soulevé des vagues de passion, du fait surtout du flou dans les esprits concernant le statut juridique du sujet chez les uns, ou l'apparente opacité des conditions de travail rendues exigibles par le transfert chez les autres; sans compter qu'il a pu paraître politiquement intéressant durant quelques temps d'instrumentaliser les peurs et les rancunes chez les uns, les fantasmes chez les autres, chacun en somme restant part à lui-même dans son coin avec son vocabulaire et surtout sa surdité naturelle, intrinsèque et inextinguible. Certains n'auront même pas hésité à se servir des souffrances des familles d'autistes pour appuyer quelque clinique plutôt fragile et chancelante, comme si le fait était destiné à échapper à toute mémorisation... Bien entendu les conduites des uns et des autres sont coextensives à leurs théories de la mémoire, de l'apprentissage, des notions fondatrices de chaque conception de l'humanité, celle-ci s'en sortant fort chancelante pour ne pas dire groggy.
Je ne puis donc que souhaiter qu'ayant pris le temps de consulter et d'entendre les différents représentants, les services des ministères concernés trouvent une sortie honorable à une crise plutôt malvenue et injustifiée au regard de ce que l'on peut observer sur le terrain, à savoir la complexité des problèmes et des questions soulevées, ainsi que la fragilité des moyens dispensés.
Je voudrais ici remercier très chaleureusement François-Régis Dupond Muzart pour le travail de bénédictin qu'il poursuit depuis plus de quatre ans, indispensable à toute intelligibilité de la dimension légale du travail avec autrui dans le champ des folies.
DK
Publié par
Didier Kuntz
à
jeudi, décembre 27, 2007
0
commentaires
Libellés : autisme, législation, politique de la psychanalyse
dimanche 23 décembre 2007
Délices et orgues
Trois liens aujourd'hui, à voir et à entendre, et à méditer:
Je ne sais pas si il est tellement courant, l'aperçu de la solitude foncière de l'organiste; il y a également les ors; mais aussi, surtout, ces instruments anciens, dont le maintien en vie a exigé qu'il y ait des personnes dévouées pour s'en occuper, pour faire savoir leur valeur, rappeler leur présence, et les donner à entendre. Michel Chapuis, qui y consacre sa vie depuis des lustres, nous offre quelques extraits:
Michel Chapuis joue Couperin à Dole
Michel Chapuis à l'orgue de la Chapelle Royale.
Michel Chapuis à l'orgue de Pesmes
Avec mes remerciements,
DK
Publié par
Didier Kuntz
à
dimanche, décembre 23, 2007
0
commentaires
Libellés : recherche longitudinale, universalité
mardi 18 décembre 2007
les chaises musicales
Publié par
Didier Kuntz
à
mardi, décembre 18, 2007
0
commentaires
Libellés : images
20071218 - 8 - L'outil du blog s'en va tâtonnant parmi les Amériques - Le traitement de masse de la dépression bat la campagne.
Aujourd'hui une fiche pratique. J'ai déjà raconté comment est né ce blog, mais je n'ai pas encore dit à quoi il sert, et comment l'utiliser, comment s'en faire un outil, un outil orienté peut-être, et en ce sens qui ne prétend pas qu'il ne pourrait y avoir d'autres machins similaires complémentaires.
Ceci aussi en guise de réponse à ceux de mes collègues qui me demandent de leur expliquer ce que sont tous ces liens url, à quoi ils mènent, parce que, me disent-ils, ils n'ont pas le temps de surfer. Comme ce sera peut-être un peu long je vous rappelle qu'il est toujours possible de copier et d'imprimer ce qui vous intéresse. Et bien, c'est justement parce que la plupart n'ont pas le temps d'effectuer les recherches qui permettent de trier et de découvrir les pages intéressantes qu'il m'a paru particulièrement utile de réunir sur une page, à l'aide d'un texte support, les liens url de quelques-unes parmi des centaines de pages que je lis au cours de mes travaux de recherche, qui me semblent particulièrement dignes d'attention et pourtant pas toujours très bien répertoriées par leurs auteurs.
Du reste mes collègues sont assez loin d'être les seuls à chercher à s'informer sur certaines dispositions ou orientations de la clinique; aussi bien des étudiants que des personnes désireuses de comprendre de quoi il retourne là où elles se disposent à mettre les pieds éventuellement, elles ou l'un ou l'autre de leurs proche. Les statistiques de fréquentation font apparaître qu'une part importante des visites est amenée par les agrégateurs de recherche ou des moteurs tels Google. Ce qui signifie que les visiteurs qui arrivent sur ces pages cherchent quelque chose mais pas particulièrement ce que disent des psychanalystes au sujet de cette chose. Il me semble particulièrement utile qu'ils puissent aller voir ce qu'en attrapent des psychanalystes, c'est la raison d'être de ces pages, d'éviter que les personnes cherchant des informations disons à propos des cors aux pieds ne trouvent d'informations que sur les sites des cordonniers, des chausseurs et des fabricants de cors de chasse.
D'où une certaine laxité des propositions de textes posés en liens url sous des mots balises: il s'agit aussi, à l'aide de cela, de montrer quelque chose qui se situe de l'ordre de l'association libre; ce n'est pas exactement pareil de mettre une petite note en bas de page indiquant un texte ainsi que la position de l'auteur par rapport à ce texte, et de donner accès à un texte dans son intégralité, en s'effaçant, comme auteur du renvoi. De deux choses l'une ; ou bien le visiteur revient vers la page et continue la lecture, ou bien il a trouvé ce qu'il cherchait, ou accès à ce qu'il cherchait, et la page a atteint son but relativement à lui. Il n'en reste pas moins que je préfère évidemment qu'on lise mes pages intégralement en lisant intégralement les pages que j'indique, mais cela, c'est réservé disons aux étudiants, qui disposent des quelques heures de travail que cela demande parfois pour saisir ce que je dis exactement.
Les liens qui se trouvent sur le côté droit du blog permettent d'accéder à pratiquement toutes les sociétés, écoles, associations de psychanalyse, ainsi qu'à quelques blogs ou sites personnels qui m'ont été signalés parce que jugés particulièrement intéressants, allez, je vais lâcher le mot, notables, par disons des amis de leurs auteurs, et que j'aurai signalés aussi si je ne m'en étais remis qu'à mon propre jugement. On remarquera qu'à part le raton laveur devenu xraton laveur pour rester en fin de liste comme chez Prévert, il n'y a pratiquement que des lacaniens; c'est un pur hasard dont je m'avise aujourd'hui; mais sans doute qu'en tapant « non-lacanien » dans les moteurs de recherches on arrive encore sur ce blog. C'est évidemment la présence de ces liens vers ces organismes qui autorisent ce blog à s'appeler « l'essentiel de la psychanalyse, etc », le etc étant ma touche personnelle, le plus souvent.
Donc, le point où j'en arrive, c'est que le plus simple est d'ouvrir la page d'accueil de l'essentiel dans un onglet ou mieux de le placer dans la barre personnelle, et de le laisser ouvert dans un onglet, puisqu'ainsi ça évite d'avoir à enregistrer trente six adresses dans le marque-page; c'est un des avantages du format blog, pas trop pesant, sans compter qu'avec l'indexation et l'archivage, il y a une bibliographie déjà assez étendue, à considérer comme complémentaire à celle qu'on trouve sur les sites, qui est présentée dans les textes que j'écris sur les différents sujets; il y a donc à considérer que le travail que j'effectue se situe du côté de l'archivage.
Et voilà, le résultat, c'est ce que j'appelle un échangeur; un échangeur n'a ni le même usage ni la même portée qu'un site d'école ou un portail, mais cela permet de passer d'un endroit à un autre, d'aller voir ce qui se passe ailleurs: puisqu'il n'y a ni moyen de ni intérêt à réunir ce qui est divisé, autant construire un outil qui permette aux uns et aux autres d'aller voir ce qui se raconte ailleurs que chez soi dans l'entre soi.
Donc, un échangeur, il me semble assez nécessaire que cela reste une savonnette, un lieu où l'on ne s'attarde pas nécessairement. J'ai eu des remerciements pincés, laconiques, ou inexistants de la plupart des représentants des institutions que je signale, et c'est tant mieux, parce qu' ainsi ils me conduisent à ne pas les épargner lorsqu'ils dérapent, ce qui n'arrive pas qu'une fois par an. Mais il ne faut pas exagérer, il y a aussi des gens qui ont compris que la solidarité était au principe du mouvement et me l'ont dit. C'est pour autant que je n'ai pas hésité à passer la sébille en imprimant l'essentiel; j'ai donné tout de suite comme numéro le 1/2, contrairement à l'usage qui veut qu'on fasse un 1 puis un 2/3; c'est sans doute conjuratoire, jamais deux sans trois; tout de même, c'est incroyable que cela ne se bouscule pas au portillon pour acquérir l'essentiel underground papers et ainsi témoigner de l'affection pour un travail qui fait son chemin en tâtonnant parmi les Amériques.
Pour terminer ceci, mes remerciements aux quelques amis, aux très peu nombreux qui m'encouragent discrètement; car c'est grâce à eux que ce travail qui dérange et m'expose parfois à des passages à l'acte rien moins qu'amicaux trouve en moi une raison de continuer.
DK
PS: ce que cela a à voir avec la dépression, c'est qu'en allant voir dépression dans l'indexation, à droite du texte, l'on accède à tous les textes ayant rapport à la question sur ce blog, et au travers d'eux, par le biais des liens url, à toutes les pages jugées essentielles à la questions... Mais autant savoir s'en servir, CQFD. (CQFDK?)
Publié par
Didier Kuntz
à
mardi, décembre 18, 2007
0
commentaires
Libellés : aaller à l'essentiel underground papers, dépression, recherche longitudinale
jeudi 13 décembre 2007
Autisme, diagnostic et pronostic - 2
Post Scriptum, mise à jour et adjonction du 13/12/2007 relative à l'autisme.
Voir aussi: Autisme, diagnostic, etc...
On peut trouver à cette page de LTA un tour d'horizon des différentes réactions publiques à propos de l'autisme. Il semble que les pouvoirs publics se lavent publiquement les mains d'une situation qu'ils ont largement contribué à créer en laissant de côté les avis des psychanalystes les mieux avertis, pour se contenter de recueillir les on-dits qui leurs sont attribués. On peut ainsi reprocher à la psychanalyse, à ses théories ou à ses praticiens tout ce que l'on reproche au bouc émissaire de l'autisme et de l'autiste. Pour ma part, j'ai eu à travailler avec des enfants qualifiés d'autistiques, ainsi qu'avec leurs proches, et cela m'arrivera encore aussi souvent que l'on me consultera pour cela.
J'ai pu constater régulièrement l'effet de coup de massue asséné par le diagnostic d'autisme; j'ai constaté aussi que ce diagnostic témoignait, plus que d'un quelconque savoir clinique, d'un embarras face à l'aspect inabordable du patient dans sa relation à l'institution et/ou au psychiatre; d'un embarras face à la décision de traitement ou de placement qui s'impose parfois dans la hâte précipitée par l'angoisse de l'intervenant interpellé à une place de soignant, voire de prestataire de solution urgente; d'un embarras enfin face à la responsabilité d'énoncer, en même temps qu'un diagnostic, un pronostic écrasant sur l'évolution pressentie du patient.
Ce diagnostic, régulièrement, est posé sans calcul de ses effets sur la personne ou son entourage, dans la certitude de sa fiabilité tant que de celle du package de soins qui l'accompagne, d'où la psychanalyse autant que le recours à un psychanalyste sont imparablement exclu: d'où je pose que l'exclusion du recours au psychanalyste est la condition nécessaire à la production des symptômes classés dans l'autisme. Ceux qui veulent comprendre le comment et le pourquoi peuvent en trouver une présentation logique dans le livre que j'ai écrit, "les prolégomènes pour la psychanalyse", comme je l'appelle, dont on trouvera une trace sur ce blog ou ailleurs.
Je suis donc amené à redire ceci: là encore, dans ce tour d'horizon sur l'autisme, on oublie une chose, -parce c'est toujours plus difficile de remarquer une absence au milieu de la multitude de présences bruyantes-. C'est que l'on n'a pas encore entendu de psychanalyste énoncer son indifférence, ou son impuissance, face à l'autisme, à l'autiste ou à son entourage: on n'a entendu que ses accusateurs. Et on n'entendra pas, pas avant longtemps, que l'autiste lui-même, du fond de sa plainte, et dans son expression même, est le défenseur du psychanalyste et de sa psychanalyse.
Voilà ce qu'il m'a été donné d'entendre, dans mes contacts avec des autistes. Et pour être juste, il faudrait savoir ne pas empêcher le défenseur rencontrer celui que, par son symptôme, il défend, commis d'office, sans doute, il est vrai, par son symptôme.
Dans son dernier séminaire, intitulé "le moment de conclure", au moment de conclure, donc, une très longue et très riche expérience de parturient et de praticien de psychanalyse, que dit Lacan? Il dit: "L'important est que la science elle-même n'est qu'un fantasme; ... et que l'idée d'un réveil, soit à proprement parler impensable; voilà ce que j'avais à vous dire aujourd'hui." (*15 novembre 1977*).
Je laisse ceci en état; le lecteur pourra s'enquérir de ce qu'il y existe, ou non, quelqu'un qui puisse, avec des faits concrets me concernant, (ou concernant quiconque), infirmer la capacité que je prétends, (ou que prétend quiconque), relativement aux personnes concernées par un diagnostic d'autisme, de recevoir la personne et sa vérité. Chercher à savoir, en tel cas précis, qui peut ou non quoi, sera plus utile et individuellement et collectivement, aux autistes, que les grandes déclarations générales qui pêchent au chalut sur les grands fonds de la souffrance humaine déjà raclés à mort par la médecine épidémiologique.
Merci de votre attention.
13/12/07 - DK
Publié par
Didier Kuntz
à
jeudi, décembre 13, 2007
0
commentaires
Libellés : autisme, complexes familiaux., corps et désir, savoir clinique en question


